LE JOUR DU MINEUR de Gaël Mocaër

Catalogue, Documentaires

Description

Mine de Bouzhanska, dans la campagne ukrainienne. Une cérémonie aux allures de kermesse, désuète, amusante. Puis très vite la violence d’un univers carcéral où chacun trouve refuge derrière un numéro de matricule, comme un porte-bonheur qui, peut-être, permettra de survivre au chaos. Une plongée dans les entrailles de la terre qui dévore ses enfants en même temps qu’elle les nourrit, les réchauffe et les éclaire. On a du mal à croire que de ce monde étriqué, oppressant, sans air, sans lumière et sans espace, envahi de métal, de poussière et d’hommes rampants, courbés en deux, puisse sortir quelque chose qui ait à voir avec la lumière. Ce film est une expérience. Il parle de l’enfermement, tant physique que mental, de la brutalité, de la peur, de cette forme d’animalité que l’on trouve dans l’isolement groupé non volontaire. Il parle de nos zones d’ombres, d’un inconfort physique tel que l’esprit se met en sommeil, que tout désir est anesthésié. Il parle sans vocabulaire de la littérature russe. Il est noir mais pas désespéré.

Mine of Bouzhanska, in the Ukrainian countryside. A ceremony like the fair, obsolete, amusing. Then very quickly the violence of a prison universe where everyone finds refuge behind a serial number, as a lucky charm that, perhaps, will permit to survive the chaos. A dive into the bowels of the earth that devours her children at the same time as she nourishes them, warms them and illuminates them. It is hard to believe that from this cramped, oppressive world, without air, light or space, invaded by metal, dust and creeping men, bent in two, something that has something to do with light . This film is an experience. He speaks of the confinement, physical and mental, of brutality, of fear, of this form of animality found in the voluntary group isolation. It speaks of our areas of shadows, of physical discomfort such that the mind goes to sleep, that all desire is anesthetized. He speaks without vocabulary of Russian literature. He’s black but not desperate.

Réalisateur: Gaël Mocaër
Production : Gaël Mocaër Films, Eaux Vives Productions, Ring Ring Ring
Durée : 80min
Année production : 2013
Nationalité : France
Scénario : Gaël Mocaër
Langue : ukrainien, russe
Genre : documentaire
Image : Gaël Mocaër
Son : Gaël Mocaër
Montage : Gaël Mocaër
Montage son : Thomas Rouvillain
Mixage : Cyrille Lauwerier
Etalonnage : Vincent Amor

Site web : www.lejourdumineur.com
Télécharger : Dossier de presse / affiche

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